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Hommage à Kenzo ce 24 juillet, un chien assassiné pour ''délit de sale gueule''

Publié le 24 Juillet 2015, 13:15pm

Catégories : #Hommage à Kenzo un chien assassiné pour ''délit de sale gueule''

Hommage à Kenzo ce 24 juillet, un chien assassiné pour ''délit de sale gueule''

Victimes d’une loi infondée, d’une image négative colportée par des médias sournois et de l’indifférence totale d’une grande partie de la population, des chiens catégorisés sont assassinés chaque jour pour leur appartenance à une race ou souvent à cause de leur « pseudo ressemblance morphologique » à celle-ci. Des chiens qui n’ont rien demandé si ce n’est de vouloir donner le meilleur pour leur famille : amour, fidélité et bienveillance comme n’importe quel chien.

Ce fut le cas de Kenzo, un chien croisé Boxer, euthanasié le 24 juillet 2007, comme 16 000 autres chiens victimes du « délit de sa gueule » depuis la loi de 1999 sur la catégorisation des chiens. Cette journée du 24 juillet est un hommage pour Kenzo, relayé par de nombreuses associations de lutte contre cette loi absurde.

D’abord authentifié par un vétérinaire comme étant « croisé Boxer », Kenzo, un chien équilibré et adorable avec les enfants de la famille et du voisinage, a ensuite était  identifié comme « Staff » par deux autres vétérinaires peu regardants. Sans papiers en règles au regard de la loi et jugé hâtivement par un procureur trop occupé (vice de forme lors du changement de propriétaire), le chien victime de délit de sale gueule et en l’occurrence d’une erreur judiciaire, a basculé dans la 1ère catégorie : direction le couloir de la mort.

Imaginez-vous un instant qu’on vous saisisse votre chien et qu’on ne vous laisse aucune solution pour empêcher sa mort ou plutôt son assassinat. Votre seul réconfort sera de le promener dans la cour d’une fourrière en attendant le moment fatidique. Moment durant lequel des policiers surveilleront l’accomplissement d’un assassinat prémédité au nom d’une loi infondée et d’une erreur judiciaire. Votre chien est en parfaite santé, très bien socialisé et n’a jamais mordu quiconque ou présenté quelque problème comportemental.

Comment allez-vous annoncer sa mort à vos enfants ? Allez-vous leur expliquer qu’il est mort pour un « délit de sale gueule » ? N’en voudriez-vous pas au monde entier ? Quelles valeurs allez-vous leur inculquer en leur expliquant qu’en France on tue des chiens pour leur faciès ?

Le ragard d'un condamné à mort peu avant son execution

Le regard d’un condamné à mort peu avant son execution !

 

Telle est l’histoire de Kenzo, une histoire qui se répétera tant que la loi ne sera pas abrogée et tant que des chiens assimilés morphologiquement aux chiens catégorisés seront vendus ou cédés sans papiers en règle.

Le but de cet article n’est pas de vous expliquer la loi en détail, pour cela vous pouvez lire notre article dédié en cliquant ici, mais bien de vous raconter son histoire d’abord pour lui rendre hommage, mais surtout pour qu’elle ne se répète plus.

Voici l’histoire de Kenzo, un chien assassiné pour délit de sale gueule, qu’il nous raconte lui-même à travers la main de sa maîtresse, Christine Delfosse, encore endeuillée à ce jour, suivie d’une vidéo hommage de l’association Molosses Lover’s :

« Je m’appelais KENZO !

Kéké pour tous mes amis et surtout pour les petits enfants. Dieu comme je les aimais, les petits enfants. Ils venaient tous vers moi pour jouer et me câliner. Les enfants de la maison, les enfants des voisins. Et moi, je leur faisais de grosses léchouilles et des câlins d’amour.

Tous ceux qui m’ont connu vous diront que je n’aurais jamais fait de mal à une mouche. Et c’est vrai, je n’ai jamais fait de mal à personne. 
Moi, Kenzo, je n’étais qu’amour et j’étais aimé, oh oui, tellement aimé. J’étais pacifique et tendre. J’étais votre meilleur ami et j’aurais volontiers donné ma vie pour sauver la vôtre.

Et puis un jour, au mépris de mon immatriculation de croisé boxer, des policiers ont dit que j’étais staff, et que je devais mourir. On m’a jeté dans une geôle sordide où je n’avais même pas droit à ma couette préférée. Chaque jour, pendant un mois, ma famille est venue me voir pour me dégourdir un peu les pattes dans la cour de la fourrière, me donner à manger, me chanter des chansons, me faire des câlins. 

J’étais tellement triste d’être loin d’eux, de leur chaleur, de leur amour. Autour de moi, dans d’autres boxes, il y avait d’autres frères, d’autres races. La plupart, innocents aussi, condamnés à mort, abandonnés des hommes, jetés sur la voie publique sur la route des vacances. Ils pleuraient tous.

Quel est cet endroit qui ressemble à l’enfer où nous ne sommes plus rien ? Je n’ai même pas eu droit à ma couette favorite dans ma prison.
Mardi 24 juillet, à 10h15, le vétérinaire est venu et je suis mort. Ma famille était là pour me soutenir, alors qu’eux-mêmes ne tenaient plus debout par la douleur et l’épuisement de leur combat.

Ne pleurez pas, soyez forts car je vous vois. Moi Kenzo, je suis toujours près de vous. J’ai juste besoin de me reposer un peu, de me dégourdir les pattes dans les grandes prairies avec des petits enfants eux aussi victimes de la violence des hommes.

Vous ma famille et mes amis, ne vous reprochez pas ma mort, car je sais tout ce que vous avez fait pour tenter de me sauver.
Je n’ai pas de haine dans le cœur. Vous savez que les chiens ne connaissent pas la haine.

Utilisez mon nom et mon histoire, car je veux être le porte-parole de mes frères de misère contre les lois injustes des beaux messieurs en costumes. Battez-vous en mon nom pour que plus jamais mes frères n’aient à subir ce que j’ai subi. »

Vidéo hommage à Kenzo

Pour participer à cette journée d’hommage à Kenzo, nous vous invitons à partager son histoire sur les réseaux sociaux et visiter les pages facebook de Molosses Lover’s et desDélits d’Anges Heureux. Cette dernière organise un album hommage auquel vous pouvez participer en envoyant une photo de votre chien avec la phrase « Je suis Kenzo ».

 

Adieu à Kenzo

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